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MariembourgHistorique(pas de description) (Modifié le : 21/12/2006) Période espagnole1546. Les incessants conflits entre la France et l’Espagne vont décider Charles-Quint à verrouiller la traditionnelle voie d’incursions par la Thiérache, Chimay et les vallées de l’Eau Blanche, de l’Eau Noire et du Ry d’Aisne. Marie de Hongrie, gouvernante des Pays-Bas espagnols est chargée par son frère Charles-Quint de déterminer un lieu propice à l’édification d’une Place Forte à laquelle elle donnera son nom : MARIEMBOURG. Le choix se porte sur « Pont à Fresne », près du confluent de l’Eau Blanche et de la Brouffe ; mais cet endroit se trouve en terre liégeoise. L’Evêque de Liège cède les terres de Vérofles contre celles de Herstal appartenant à Marie de Hongrie.Les architectes Donato Boni di Pellizuoli et Jacques du Broeucq sont appelés à tracer les plans de l’ouvrage: la place forte sera un tétragone d’environ 300 m. sur 270 m., munie de quatre bastions et entourée d’un fossé rempli d’eau. La proche terre de la Brouffe sera cédée par l’Abbé de Floreffe pour faciliter l’implantation de la forteresse.
1549. Charles-Quint visite la Place accompagné de son fils, le futur Philippe II et de ses sœurs Marie de Hongrie et Eléonore d’Autriche ainsi que de sa cour composée de personnalités espagnoles. Parmi les hautes personnalités, on relève la présence de Fernando Alvarez de Tolède, le duc d’Albe général de Charles-Quint. Période françaiseLe 26 juin 1554, Henri II s’empare de la forteresse après un siège de quatre jours seulement. Le Commandant Philibert de Martigny n’a pu recevoir en temps utile les renforts demandés. La Place prend le nom de HENRIBOURG.Le Roi de France fait son entrée en compagnie de Diane de Poitiers, du Connétable Anne de Montmorency, d’Antoine de Bourbon Duc de Vendôme et de Jacques d’Albon Maréchal de Saint-André. Charles-Quint fait alors construire le fort de Charlemont (à Givet) et la place forte de Philippeville (du nom de son fils Philippe). Période espagnole![]() Niche au-dessus d’une porte à l’arrière d’un bâtiment Mais les luttes entre les deux puissances ne s’arrêtent pas pour autant : … guerre de trente ans, ainsi qu’une suite quasi ininterrompue de menaces et de batailles. 1629. Un couvent de Sépulchrines –dont on peut encore voir de nombreuses traces -s’établit du côté nord-ouest de la place d’armes. Philippe IV, roi d’Espagne reconnaît officiellement ce couvent le 6 avril 1630. Une longue période française1659 : Le Traité des Pyrénées cède Philippeville et Mariembourg à la France. Mariembourg se trouve donc en deuxième ligne de défense, puis en troisième ligne suite à la prise de Charleroi par Louis XIV. Si Philippeville bénéficie de toute l’attention de Vauban, Mariembourg -qui « est un trou qui a je ne sais combien de défauts et que l’ennemi prendra chaque fois qu’il sera maître de la bataille » (Vauban) - , est pratiquement démantelée. 1692. Le Roi Soleil visite une deuxième fois Mariembourg. Louis XIV avait attribué à la place forte le titre de « Ville Royale » ; l’église devient « Eglise Royale » et les notables portent respectivement le titre de Curé Royal, notaire Royal, Prévôt Royal, etc… 1789 : La révolution française éclate. Le 14 juillet les révolutionnaires prennent la Bastille, trop célèbre prison à Paris. Les Etats Généraux sont convoqués puis l’Assemblée Nationale et la Constituante ôtent tout pouvoir à Louis XVI qui sera condamné à mort par la Convention. L’histoire suit son cours jusqu’à la proclamation de l’Empire par Napoléon Bonaparte en 1804.
1790. Pendant les guerres de l’Empire, nos concitoyens sont présents sur tous les fronts, militaires actifs dans les épopées napoléoniennes; sur 547 habitants de la Ville, 53 mariembourgeois meurent pour la France.
1815. Défaite des armées napoléoniennes à Waterloo le 18 juin. La forteresse est en état d’alerte ; relation des faits vécus par Narcisse Pinget –mariembourgeois et témoin oculaire : Période hollandaise1816. Guillaume Ier visite la forteresse et ordonne la remise en état des murailles, la transformation de la chapelle des Sépulchrines en arsenal et l’érection d’un fort en dehors des remparts près de l’ancien chemin de Roly (aujourd’hui rue des Jardins). Une deuxième visite du roi accordera l’ouverture d’une deuxième porte au nord-est ; porte demandée depuis très longtemps facilitant l’accès vers Roly et Philippeville et aussi vers Fagnolle et Givet.Période Belge et Indépendance1830. La garnison hollandaise est désarmée par les Mariembourgeois qui espèrent encore un retour à la France, mais désormais, la Ville fait partie de la Belgique naissante.1831. La Convention de Londres décide de la démolition des fortifications : Article premier. « En conséquence des changements que l’indépendance et la neutralité de la Belgique ont apportés dans la situation militaire de ce pays, ainsi que dans les moyens dont il pourra disposer pour sa défense, les hautes parties contractantes conviennent de faire démolir, parmi les places fortes élevées, réparées ou étendues dans la Belgique depuis l’année 1815, en tout ou en partie, aux frais des cours d’Autriche, de la Grande-Bretagne, de Prusse et de Russie, celles dont l’entretien ne constituerait désormais qu’une charge inutile. D’après ce principe, tous les ouvrages des fortifications des places de Menin, Ath, Mons, Philippeville et Marienbourg seront démolis pour le 31 décembre 1833. » Il en est donc fini de la forteresse de Mariembourg. | ||






