Bienvenue dans la rubrique Coins d'histoire !
Cette rubrique vous permettra de trouver des lieux de promenades dans l'entité de Couvin. Toujours avec un souci de vous raconter un pan d'histoire de votre ville ou village. Nous vous invitons à visionner l'animation flash qui vous plongera dans le passé de manière ludique.
Aublain
Situé à gauche en arrivant de Dailly, offre aux passants sur la droite, donc vers l’aval de l’Eau Blanche , la vue d’une motte féodale : c’est une butte en terre, entourée de fossés et signalée par quelques peupliers ; Dans un acte d’échange du chapitre d’Arras, daté de 1217, figure parmi les témoins Nicolas d’Ablaing, chevalier. A remarquer que depuis le XIème siècle, la disparition de la domination des laïcs sur les églises semble avoir eu pour conséquence la multiplication de seigneuries et l’apparition des tours de chevaliers. Aublain connaissait deux seigneurs donc deux seigneuries au XVème siècle. Celle de la Tour (Vicomté) et celle d’Aublain. Une famille originaire d’Aublain et une autre de Pesche furent les propriétaires successifs de ces lieux jusqu’en 1683, date à laquelle les Groesbeek réunirent la Seigneurie d’Aublain à la Vicomté unissant ainsi les deux domaines.
Boussu-en-Fagne

Le château de Boussu, imposante construction sorti tout droit du fin fond du Moyen Age et niché au fond de la vallée de l’Eau Blanche, offre aux passants un témoignage remarquable de la période principautaire. Ensemble en moellons de calcaire disposés de part et d’autre d’une cour carrée, cernée de douves aménagées en bassin probablement au XIXe siècle, il est entouré d’un parc partiellement emmuraillé. Actuellement propriété du Comte et de la Comtesse de Villermont, le château appartient au Moyen Age à la famille de Boussu, dont les membres sont prévôts de la châtellenie. Par vente il passe aux mains du seigneur Jean de Marotte, important maître de forges et grand bailli de Châtelet, qui lui a donnée son aspect actuel ; en 1625, la demeure passe par alliance à la famille de Kiévrain. Après la Révolution Française, le château appartiendra aux Licot (de Nismes), aux Riocour et puis enfin en 1896, à la famille de Villermont. En 1897, le château fut restauré et partiellement transformé en style néo-classique.
Brûly-de-Couvin

Elle remonte aux années 1550 ou 1556, dans les registres aux transports de la Châtellenie de Couvin, concernant la vente d’une parcelle de terre d’un lieu-dit Brûly. Par un acte du 4 juillet 1636, Pierre Tamizon, maître des forges à Viot, prévôté de Chiny, arrentait à un certain Jean Henry la « maison, étable, pourpris, terres, pachois, communément appelés le Brûly », pour une redevance annuelle de 90 florins. Mais Pierre Tamizon fit sans doute de mauvaises affaires ; Jacques Auxbrebis, marchand à Liège, son créancier, saisi le Brûly, s’en fit mettre en possession et, par acte du 3 juin 1637, réalisé devant la cour de Couvin, le 8 février 1638, il fit un nouveau arrentement du Brûly à Jean Henry. Brûly a été érigée en commune par arrêté du Roi Guillaume des Pays-Bas le 22 septembre 1826. Au XVIème et XVIIème siècles, des concessions autorisèrent les travaux d’essartage et de défrichement. Outre le défrichement et l’essartage à la main, on pratiquait également à « feu courant », la partie de la forêt ainsi incendiée s’appelait un «brûly » d’où le nom de Brûly-de-Couvin.
Brûly-de-Pesche
L'église Saint-Méen fut érigée en 1855 sur un terrain donné par le Duc de Cröy. Le presbytère a été bâti après ainsi que l'école et l'ancienne salle communale. Cet ensemble a été classé avec le "bunker" par les Monuments et Sites. La fontaine Saint-Méen fut dédiée à ce saint d'origine galloise. La légende veut que son eau guérisse les maladies de la peau. Chaque année au mois de juin une procession à lieu à l'église jusqu'à la fontaine. E. Manise (c) Vers l'Avenir[i]
Couvin
Contrairement à ce qui se passe pour beaucoup de nos villes, les premiers pas de Couvin dans l’histoire sont bien connus. Le 20 avril 872, on voit Charles le Chauve céder « Coubinium in pago laumacense » (Couvin au pays de Lomme) à l’Abbaye de Saint-Germain- des- Près, fondée à Paris vers 556 par le fils de Clovis, Childebert. Le domaine est cédé en 996 en échange d’autres territoires à Robert II, Roi de France qui désirait en doter sa sœur Hedwige, fiancée au Comte de Hainaut Regnier IV. Couvin a conservé le souvenir des moines français qui l’avait évangélisée. L’église est dédiée à Saint-Germain et la rue principale porte le nom de Faubourg Saint-Germain. Couvin a fait partie du Hainaut pendant tout juste 100 ans.
Cul-des-Sarts
Cul-des-Sarts doit son nom au fait qu'il était situé aux bouts des sarts de la Principauté de Liège. Quelle est la particularité de la maison en "bauché" ? Le toit en chaume, en "bauché" (lattes de bois qui recouvraient les murs), et le "torchis" (mélange de boue et de différents déchets de la ferme) qui formaient les murs. A voir : le Musée de la Vie Rurale; la borne des Trois Empires. E. Manise
Dailly
Petit village qui se trouve en prenant à droite de l’Avenue de la Libération à Couvin. Dailly est un très vieux village, à propos duquel on a trouvé un écrit dans les archives de Namur qui parlait, en 1313, d’un habitant (Hanestiaux) sans doute Hanoteaux de nos jours. Dans des archives on parle également vers 1518 d’un seigneur de Dailly : Philippe de Berck et du prévôt qui était Django Laffineur.
Frasnes-lez-Couvin
Frasnes fit partie de la châtellenie de Couvin jusqu’à la fin de l’Ancien Régime . Les industries de la pierre et de la fonte, particulièrement la poëlerie , y prennent toute leur importance à la fin du XIXème siècle . Longé par la grand-route Charleroi-Couvin, village de calcaire établi sur un versant doux exposé au S.E., entre d’anciennes carrières de calcaire dites « carrières du Nord » et le « Tienne du Lion ». Ensemble assez dense centré par l’esplanade de l’église qui se prolonge vers le N.E., autour de laquelle se rassemblent la plupart des constructions anciennes . Plusieurs bâtiments profondément transformés aux XIXe et XXème s., notamment la place Communale, la place du Carré et la rue St-Roch.
Gonrieux
A Gonrieux, village de pierres et d’ardoises, les maisons forment un bel ensemble qui monte à l’assaut du plateau presgautois. A mi-côte, vous avez une vue plongeante sur la Calestienne et la Fagne. Parmi les champs du gradin de la bande calcaire, un menhir dénommé « la pierre qui tourne » marque la limite entre les provinces de Hainaut et de Namur ainsi qu’entre trois villages : Gonrieux, Presgaux et Baileux. Ce bloc de grès a une hauteur de 2,30 mètres et une circonférence à la base de 4,60 mètres. Sites à découvrir : " La pierre qui tourne." La tour de l’église, surmontée d’un magnifique clocher bulbeux, et qui a été construite en 1737 et classée en 1950.
Mariembourg
La ville de Mariembourg est signalée pour la première fois sous le nom de "Vérofle" , au IX e siècle dans le polyptique de l’Abbaye de Lobbes, rédigé en 868, par les soins de Jean, Evêque de Cambrai, sous l’ordre du Roi Lothaire. C’est au XV ème s. que suite au perfectionnement de l’artillerie , Marie de Hongrie, accompagnée de Philippe de Croy, Capitaine général de Charles Quint (son frère) et des experts militaires, découvrent un endroit qui offre une position stratégique remarquable, afin d’y construire un ouvrage moderne capable de résister aux attaques futurs de leurs ennemis.
Pesche
Pesche dispose d'une référence en 790, aux moines Saint-Germain-des-Prés; la présence des moines est attestée jusqu'en 1093, date de la vente de la terre de Couvin à la Principauté de Liège. A voir : la chapelle ND de Bonnes Pensées, la Maison des Bailly.
Petigny
La présence de seigneurs de Petigny est bien attestée au XVème siècle. Le château sous son aspect actuel date de 1786. Il remplace une construction sans doute médiévale qu'un incendie a ravagé en 1784. A voir : le Pont du Bâty, la potale ND du Rosaire, le Barrage du Ry de Rome
Petite-Chapelle
Ce n'est qu'au cours du XIXème siècle que le toponyme de Petite-Chapelle a été officialisé. Au début du XVIIIème siècle, les habitants décidèrent d'agrandir la chapelle enfouie sous de grands arbres pour y accueillir paroissiens et pèlerins de plus en plus nombreux. A voir : L'Albatros, l'ancienne gare du tram, l'ancien couvent des Capucins.
Presgaux
La désignation mentinonnée dans l'acte de 1686 mérite notre attention. En considérant le suffixe "-gaux", on pourrait l'analyser comme étant un dérivé du terme moyenâgeux "gault" signifiant "bois-forêt". La préposition "ès" sous sa forme contractée dans Presgaux signifie "en les", traduirait "Pré es gault", donc "Pré dans les bois". Ce serait la signification la plus plausible sans avancer de certitude. A voir : la chapelle ND de Messines.